20.07.2007
Rencontre avec des jeunes de la ML de St Quentin en Yvelines
Ils sont dans leur monde, leur langage et ils vivent ici et maintenant. Ils souffrent d’être stigmatisés, ils sont pragmatiques. Ils ont compris que la mission locale était là pour eux. Ils y vont et y trouvent des adultes avec qui parler. Ils en sont d’autant plus exigeants. Et ils la voudraient transparente, claire, juste, et très à l’écoute.
Par ce qu’ils voudraient y trouver leur place...Mais aussi par ce qu’ils sentent une évolution pernicieuse et qu’ils ne veulent pas se trouver « en face de robots » qui ne les respecteraient pas.
La relation aux conseillers : Un jugement sévère et une démarche souvent incomprise :
« On ne sait pas et ils ne nous disent pas à quoi on a droit, comment fonctionne les aides financières. »
« Depuis les émeutes ils ont reçu des sous pourquoi ils ne nous le donnent pas ? »
« On ne sait pas qu’ils peuvent nous aider pour un logement, pour la santé. »
« On perd son temps et du temps il faut toujours revenir 4 ou 5 mois après on ne sait toujours pas si on, a quelque chose. »
« Je venais tous les jours et la conseillère me disait toujours de revenir dans 5mois. »
« « faut qu’on en parle ! » c’est tout ce que savent dire les conseillers. »
« On peut ou on doit bénéficier de.... et pour l’obtenir il faut jouer le larbin. »
« Il faut faire du forcing pour avoir des résultats. »
« Je les ai menacé et ça a marché. »
« Pendant une période j’ai bien connu la mission locale mais ils se prennent pour quoi ? Des grands chefs ? »
« C’est pas juste moi ma conseillère en 2 ans elle m’a trouvé 2 formations qui ne me plaisaient pas, mais à d’autres elle en a trouvé vite des bonnes. »
« Ils donnent des aides mais pas à moi. »
« Ils aident plus les jeunes qui arrivent du bled et ceux qui viennent d’ailleurs mais peut être qu’ils en ont plus besoin...»
« Le Civis, c’est un truc mais pourquoi certains l’ont et pas d’autres ? »
« On a droit à 60 euros tous les 6 mois....tout le monde devrait l’avoir. »
« J’ai trouvé moi tout seul un job. Le conseiller aide mais c’est moi qui ai trouvé. »
« La plupart viennent ici et croient y trouver de travail tout de suite, or en vrai c’est pas comme ça. »
« Mon conseiller je lui parle de mes histoires. »
« Un aide pour le permis ou pour la formation mais pas pour l’emploi.
La Mission locale :
Une possibilité de « sortir » :
« Je viens à la ML pour pouvoir rendre compte à mes parents. C’est important de rendre compte à sa mère. »
« Les garçons ils vont dehors mais moi je ne sortirais jamais de ma chambre.. c’est pour ça que je vais à la ML et je peux rendre compte à mes parents. »
« Ils me permettent d’utiliser Internet : je peux aussi le faire chez mon oncle, mais c’est pas pareil »
Un lieu dont on attend des aides financieres
« Aujourd’hui le père il ne peut plus nous aider et nous arroser. Pourtant aujourd’hui on veut tous des marques de la mode et donc de l’argent... Alors il faut exploiter au maximum l’existant et expliquer toujours expliquer
Un tremplin
« La ML c’est un petit tremplin pour reprendre les études. »
« C’est quoi leur rôle ? T’aider, te soutenir, te trouver une formation... »
« Moi quand il trouve une annonce il me téléphone. »
« Cela nous aide mais pas assez : il y a des conseillers qui manquent de compréhension. »
Un lieu de parole et de recherche du respect
« A un entretien on vient dire notre merde et pas donner notre avis et s’informer. »
« Nous on se lâche, les conseillers aussi devraient un peu se lâcher...il y a comme un manque d’écoute générale. »
Un lieu d’espérance
« Moi elle m’a beaucoup aidée, sur le logement et sur la formation ; c’est super bien »
« Ce qui se passe ici c’est souvent des grandes choses surtout pour ceux qui sortent de l’école ou de la prison c’est grâce à elle qu’ils s’en sortent. »
« On sort toujours de la mission locale avec quelque chose en plus qui va débloquer quelque chose chez nous. »
« Aujourd’hui, j’envoie les petits à la mission locale. »
La nécessité d’aller vers et d’expliquer
« Pourquoi la ML est elle fermée l’après midi ? Mais qu’est ce qu’ils font l’après-midi ? »
« Il faudrait pas que les conseillers restent trop longtemps ici tout le monde se connaît au square on cause ...on parle beaucoup de la mission locale, de son conseiller et des autres conseillers, de ce que certains ont obtenu. »
« La ML devrait y aller pour parler de ce qu’ils font. »
« Avant on rencontrait les conseillers dans la rue, ils venaient chez nous dire ce qu’ils pouvaient faire et ils voyaient comment on vit. Aujourd’hui ils attendent et boivent le café tout l’après midi.
Une crainte qui est en même temps une vraie reconnaissance
« J’ai failli être exclue. Etre exclus d’une ML C’est quoi ça ? Où on va aller ? Sur quoi on va s’accrocher ? »
G.S
22:45 Publié dans Restitutions des rencontres | Lien permanent | Commentaires (2) | Envoyer cette note
26.04.2007
LES PROBLEMATIQUES : 1. Les jeunes
A. Qui sont-ils ?
B. Que veulent-ils ?
C. Que peut-on leur proposer ?
D. Quel est notre rôle vis à vis d’eux ?
E. Quelle est notre responsabilité ?
F. Les connaît-on vraiment ?
G. A quoi notre reconnaissance sert-elle ?
21:20 Publié dans Restitutions des rencontres | Lien permanent | Commentaires (12) | Envoyer cette note
LES PROBLEMATIQUES : 2. Nos pratiques :
A. L’approche globale : Une marque de fabrique, Une obligation.
B. Les conséquences de l’approche globale en termes d’organisation : Elaboration d’une réponse globale à une demande particulière ou à un cas particulier.
C. La parcellisation du travail : logement, santé, soutien psychologique, aide aux familles, à l’enfance : de la nécessité de compétence dans le « faire avec » les partenaires, être acteur de la mise en action des compétences d’autrui.
D. L’isolement du conseiller : l’étude de cas, les méthodologies d’entretien, de l’utilisation des dispositifs.E. Du traitement de l’accueil du jeune, de la relation qu’on instaure dès son arrivée à la mission locale et de la gestion du temps entre son inscription à la mission locale et son suivi par un conseiller référent.
F. L’échange de pratiques dite bonne mythe ou réalité : au sein de l’équipe mission locale (on parle d’équipe et pas de petite entreprise, ni même d’association) entre les missions locales et entre les différents acteurs participant des dynamiques d’insertion.
21:10 Publié dans Restitutions des rencontres | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note
LES PROBLEMATIQUES : 3. Rôle et la fonction de conseiller
A. Qu’est-ce qu’un conseiller ?
B. Sa responsabilité.
C. Ses droits et devoirs.
D. Que fait-il ? Pourquoi ? Rend-il compte ? De quoi ?
E. Comment participe-t-il de l’élaboration collective de la mission locale ? En quoi est-il acteur d’un projet, du projet ?
F. La professionnalisation ? Indispensable du métier a-t-elle porté atteinte à l’esprit « militant », pièce angulaire de la construction des missions locales ?
G. Comment le conseiller fait-il participer l’ensemble de la structure au projet qu’il initie ? Comment les directions de missions locales (élus et direction hiérarchique) intègrent-elles l’innovation, l’action spécifique ?
H. L’entretien, les entretiens, l’établissement « relation de confiance », le diagnostic partagé et l’élaboration d’une stratégie permettant la socialisation des jeunes.
I. Parcours de vie ou gestion d’un temps existant entre la sortie du système scolaire et la mise à l’emploi ?
J. Les missions locales au travers du conseiller sont-elles en capacité de diagnostiquer, d’orienter, et de suivre l’existant des jeunes et le parcours chaotique des jeunes ?
19:55 Publié dans Restitutions des rencontres | Lien permanent | Commentaires (4) | Envoyer cette note
LES PROBLEMATIQUES : 4. La notion du « temps »
A. Le temps de l’accueil : ce qu’est une mission locale, un lieu différent ou le rapport personnel est fondamental.
B. Le temps de l’attente : d’un rendez-vous avec le conseiller, entre deux rendez-vous, d’une formation, d’un emploi.
C. Le temps : la revendication de l’immédiat émanant des jeunes et la nécessité d’élaborer un parcours qui prend du temps (ils veulent tout tout de suite….) La demande faite par la société d’élaborer et de construire un projet d’insertion, de vie.
D. Le temps du conseiller : pris dans la contradiction entre la demande des pouvoirs publics (tant de CIVIS, tant de mise à l’emploi, tant de formation, tant de jeunes reçus, tant de saisies parcours P3, etc…) et la demande ou la non demande des jeunes, le conseiller ou le salarié ne se trouve-t-il pas dans des contradictions insurmontables.
E. Appréhendé par les jeunes comme un référent de la politique de l’emploi et de la jeunesse, le conseiller est en fait au carrefour des politiques publiques de l’emploi, de la jeunesse, de la santé, de la culture, du logement, de la ville…. Bref un ensemble de politiques publiques sensées répondre aux attentes de la population dans ses droits essentiels : en a-t-il conscience, ou agit-il dans son quotidien en réparation sociale avec le flot de motivations diverses et dont certaines, de manière fréquente apparaissent dans les entretiens (je veux réparer, j’ai été mal orienté, j’ai été au chômage, je sais ce qu’est être adolescent, et c’est pas facile)….
19:40 Publié dans Restitutions des rencontres | Lien permanent | Commentaires (2) | Envoyer cette note
LES PROBLEMATIQUES : 5. La ML et son environnement :
A. Les politiques publiques : d’emploi, d’accompagnement des jeunes, le droit du travail, est-ce un cadre imposé ? Quel rôle peut-on jouer ? Comment se les approprier ? Comment les rendre efficientes, performantes, et surtout comment comprendre l’ensemble des politiques publiques, leur mise en cohérence, et leur logique ?
B. Les politiques publiques sont-elles cohérentes ?
C. Comment gérer les politiques publiques et leurs différents niveaux : Union européenne, Etat, Région, Département, Communauté d’agglomération et de communes, Communes, au sein du territoire, mais également au sein de la mission locale en terme d’équipe et de relation mission locale/pouvoirs publics différant en raison des micro-territoires concernés.
D. Le service public de l’emploi : se rendre acteur du service public de l’emploi, force participante, voire moteur, ou subir l’impulsion donnée par les pouvoirs publics à la concentration des acteurs de la politique de l’emploi (cf. les maisons de l’emploi).
E. La mission locale est-elle un acteur du développement local : quelle action d’expertise sur les compétences territoriales, sur la mobilisation des acteurs du champ économique et social afin de les sensibiliser autour de la commande publique nécessaire à la réalisation d’un travail durable et pérenne sur les politiques jeunesse.
F. Quelle politique mener en direction des partenaires, avec les partenaires, quelles exigences, quels apports, et quelles implications dans leur logique (participation au conseil d’administration, élaboration de constats partagés, définition de politiques communes, d’actions communes, élaboration de plans de formation adaptés et de méthodes d’évaluation communes, suivi partagé des parcours de jeunes : sélection des jeunes, exclusion des jeunes des centres de formation, etc.).
G. Mission locale : Association ou service public ?
18:05 Publié dans Restitutions des rencontres | Lien permanent | Commentaires (7) | Envoyer cette note
LES PROBLEMATIQUES : 6. Acquits et déficits
B. La confiance d’une partie de la jeunesse ou pour le moins sa non-indifférence quant à l’existence de structures dans lesquelles on est reçu comme un individu et non comme un numéro d’identification, un lieu où même si, on n’a pas une demande précise on peut aller, un lieu de secours, mais aussi un lieu où les jeunes peuvent trouver une écoute, un dialogue, une solution, entrevoir autre chose que l’anonymat et la consultation passive d’annonces auxquelles ils ne croient plus, mais aussi un lieu de ressources financières, de « bons plans » (reproche-t-on à un Rmiste ou à un SMICard d’utiliser les leviers de la politique d’aide au logement, de parent isolé, etc…)
C. Le public des missions locales ? Resituer dans son contexte les chiffres qui attesteraient d’une élévation de niveau du public accueilli à la lumière de l’accroissement du fossé au sein de la jeunesse entre « jeunes diplômés » de quelque niveau que ce soit, « jeunes sortis du système scolaire sans qualification », « jeunes des banlieues », « jeunes ruraux » et « jeunes citadins » : les missions locales doivent-elles accueillir tous les jeunes, ou seulement la partie des jeunes considérés comme « les plus défavorisés », « les plus éloignés de l’emploi », et, ce faisant, ne participerait-elle pas d’une conception caritative des politiques publiques, d’une discrimination positive, d’une politique visant en définitive, à contribuer à la relégation d’une partie de la jeunesse dans « l’inemployabilité », la « ghetto-isation », on peut mettre cela aussi en relation avec l’élévation du degré d’exigence des employeurs quant aux « pré-requis » des candidats (diplômes et lettres de motivation exigés pour des emplois de très basse qualification), plusieurs conseillers ont soulevé cette question notamment il est fait état dans deux missions locales de demandes inconsidérées d’employeurs pour des postes de femme de ménage.
D. La capacité de réactivité des missions locales sur des problématiques lourdes due en grande partie à la culture des professionnels dont le centre est l’approche globale. Il est reconnu par certains acteurs et selon les territoires des compétences de toutes natures et les missions locales sont perçues comme des acteurs essentiels indispensables à la réalisation d’objectifs desdits acteurs (reconnaissance du rôle des missions locales, dans les actions de suivi et d’aide à l’insertion des jeunes détenus, cf. Bois d’Arcy, mission locale de Saint-Quentin-en-Yvelines, financement de postes en mission locale à Saint-Etienne et Sevran, détection des candidats à la formation et à l’emploi, ce, dans toutes les missions locales, tutorat de jeunes issus de la mission locale, recrutés en entreprises et évaluation conjointe entre les chefs d’entreprise et les référents mission locale, acteurs de la mise en réseau de l’économie solidaire de la formation et de l’insertion sur un territoire, comme à Maubeuge, forte implication d’une mission locale dans le projet de la construction de Saint-Etienne Métropole, et donc de la politique de la ville par la mission locale de Saint-Etienne, au travers, notamment, du financement par Saint-Etienne Métropole d’un demi-poste d’un chargé de projet de la mission locale sur la clause sociale incluse dans l’attribution des marchés publics, etc…).
17:10 Publié dans Restitutions des rencontres | Lien permanent | Commentaires (3) | Envoyer cette note
LES PROBLEMATIQUES : 7. L’égalité des droits et des devoirs
B. Des politiques sociales qui dépendent de conseils généraux, de communautés d’agglomération ou de communes, de centres communaux d’action sociale, différentes, voire très différentes, avec comme implication des missions dévolues aux missions locales très différentes les unes des autres ; telle mission locale, va, ainsi, distribuer des aides directes pour la restauration des jeunes issus d’une Z.U.S. qui sont en formation, ceux qui n’habitent pas en Z.U.S. n’y ont pas droit, d’autres vont octroyer des « chèques mobilité » voire des titres de transport, alors que certains vont diriger le demandeur au C.C.A.S. : tous les cas de figure sont possibles.
C. Par ailleurs, ces relations à un travail social classique, si elles font partie, selon les conseillers,de l’approche globale, ne doivent pas être prégnantes dans la démarche commune du jeune et du conseiller d’élaboration et du parcours de socio-professionnalisation ; bien évidemment, derrière cette question, un problème est fondamental : dans la construction du rapport entre le conseiller et le jeune, la notion de l’argent (et du pouvoir de décision des montants alloués) dans les limites définies par la loi au conseiller interpelle de nombreux conseillers. Ceux-ci estiment, pour bon nombre d’entre eux, nécessaire de refuser d’instaurer un rapport relevant du marchandage (qu’il soit provoqué par le jeune : « si je rentre en formation, si je signe un contrat CIVIS, qu’est-ce que ça me rapporte ? qu’est-ce qui est le plus intéressant financièrement, combien je gagne si je fais ça ? si j’accepte… Quel est le plus rentable immédiatement… » et le conseiller coincé entre la demande sociale et son honnêteté professionnelle visant à utiliser les dispositifs et les outils lui semblant être les mieux adaptés au diagnostic qu’il a établi, fait plus ou moins partager au jeune, et commencer à entreprendre le travail d’accompagnement dans ce processus d’insertion sociale et professionnelle.
16:10 Publié dans Restitutions des rencontres | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
LES PROBLEMATIQUES : 8. Les ML et le monde économique et social
B. Les partenaires sociaux sont quasiment absents des structures d’animation (conseils d’administrations, ou autres organismes ad hoc) et s’ils sont présents ils semblent faire d’après les directeurs de la figuration
13:10 Publié dans Restitutions des rencontres | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
15.03.2007
Compte Rendu des groupes de Bretagne/Pays de la Loire du 1er mars 07
1.1. la Dévalorisation du métier
Les missions sont dénaturées. Les conseillers perdent leur identité
Les objectifs ne sont que chiffrés
L’objectif « emploi », le seul qui compte, se fait au détriment de l’accompagnement et de la relation aux jeunes et du travail partenarial. Et en plus on fait croire qu’on peut l’atteindre et ce n’est pas vrai
Les salariés sont fatigués, isolés souffrent.
Et ils se sentent même méprisés. Ils se sentent manipulés parce que formatés.
La précarité de l’emploi des conseillers pèse lourd.
1.2.- Ils sont instrumentalisés
1.2.1.- Par le problème du temps
1.2.2.- Par les politiques nationales ; on est « au service du politique »
1.2.3.- Les logiques ont changé
1.2.4. – La relation avec l’ANPE
1.2.5.- La perte de la qualité et des valeurs1.2.6.- Le problème du financement
1.2.7.- Les problèmes avec les Directions et la Convention Collective1.2.8.-L’évaluation est n’importe quoi, et le manque de reconnaissance est grave
1.2.9.- ConséquencesII.- Et des quantités de propositions.
2.1.- Rénover la conception de la médiation
2.2.-Rénover la conception de la Missions Locale. Réaffirmer les missions des Missions Locales
2.3.- Faire participer les conseillers aux décisions
2.4.- Réorganiser le management
2.5. - Introduire du collectif
2.6.- Relancer l’innovation
2.7.- Restructurer le réseau
2.8.- Et un nouveau statut
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